Les souvenirs d’un écolier d’Aubigné-Racan 1945-1946

 

Les souvenirs d'un écolier

 d'Aubigné-Racan 1945-1946

 

 

Par Claude Ribet

 

 

 

 

 

          

 

" L'éducation est en un sens une génération."

Discours prononcé par le citoyen Jean Jaurès 

Les 10 et 24 janvier 1910 à la Chambre des Députés.

 

 

Si l'on veut se rappeler où et comment, et avec qui on a pu connaître les premiers liens sociaux, c'est bien et dans sa plus tendre enfance, que nous les avons découverts à l'école évidemment. Lorsque je vous présente cette photo du cours élémentaire de l'année 1945/1946, ce n'était pas l'opulence. La guerre était terminée depuis peu, et les enfants étaient chichement vêtus. On apprenait à lire à écrire et compter avec l'encre violette, les portes plumes et les plumes "Sergent-major". Il est très difficile de comparer une époque à une autre avec un tel recul. Je me souviens malgré tout, que nos enseignants faisaient tout leur possible pour nous inculquer leurs connaissances. On nous faisait découvrir l'histoire, cela nous permettait un peu plus chaque jour de découvrir nos origines, notre héritage culturel, notre passé, et nous rattachait à des valeurs. La minute quotidienne de morale nous faisait méditer sur ce qu'était le bien et le mal et nous donnait des repères.

 

 

L'instruction civique, enseigné vers la fin d'étude avec Monsieur Rivière (excellent instituteur) nous rappelait chaque jour ce qu'était un pays Républicain et démocratique, et que nous avions de la chance de connaître ce système (de très loin le meilleur) Si parfois un enseignant élevait le ton ou secouait un élève réticent, ce n'était uniquement, que vers l'intérêt et l'avenir de l'élève  que cet accès de sévérité se manifestait. Quant aux enfants qui étaient dans cette école qui m'a tant apporté, ils venaient chaque jour de la"Marière" de " Mal équarri " des " Sablons " de " Varenne ", à pieds bien sûr et par tous les temps. Le ramassage scolaire n'existait pas.

 

La Laïcité, que certains voudraient remettre en cause aujourd'hui était la règle d'or de nos écoles. Pour les enfants dont je vous parlais de suite et qui venaient de loin, il y avait un lieu de restauration. Notre cantine tenue d'une manière rigoureuse par deux personnes envers qui je garde un affectueux souvenir: Madame Durriez,  madame Puault. Je ne voudrais surtout pas que ma description vous paraisse ringarde, elle est réelle. Je disais tout à l'heure qu'il est impossible de comparer une époque à une autre. Aujourd'hui, l'école, notre école laïque a su préserver ses valeurs, bien que les enseignants, dans la plupart des cas, professent dans des conditions plus difficiles qu'autrefois. L'évolution si elle est une réalité, ne s'est pas toujours produite d'une manière positive, et il est anormal de nos jours qu'un enseignant ne soit pas respecté comme autrefois puisque le savoir que l'on obtient et que l'on garde toute sa vie vient de lui. Pour l'homme de soixante huit ans que je suis, lorsque, par intermittence, je descends au village natal, je marque toujours un temps d'arrêt vers la Mairie, et regarde quelques instants ces bâtiments scolaires dont l'implantation n'a pas changé. Avec une pointe de nostalgie, et avec un regard affectif, je détaille quelques instants, en me rappelant que le savoir que j'ai pu acquérir dans ces classes, m'a beaucoup apporté dans ma vie d'homme.  Pour la petite histoire du village natal, j'ai retrouvé cette photo scolaire de l'année 1945/1946 cours élémentaire. le temps s'est considérablement écoulé depuis cette époque. Je suis un homme qui est entré dans sa soixante neuvième année, mais par bonheur j'ai conservé une mémoire intacte. Je vais donc identifier tous les personnages qui figurent sur cette photo. Madame Denet envers qui je garde un excellent souvenir, fut ma première institutrice, c'est elle qui m'a appris à lire. Si vous pouviez lui rappeler ces souvenirs cela j'en suis sûr lui rappellerait une époque et sa vie professionnelle qu'elle a assumée avec beaucoup de rigueur et de passion. 

 

L'institutrice Mademoiselle Lecomte          

Premier rang du haut de gauche à droite: Ramaugé Raymond, Bellanger Gaston, Renoult Paul, Liger Claude, Chauvigné René, Haton Jean Paul, Cartereau.  Deuxième rang du milieu de gauche à droite : Avenat, Courtin, Choisnet ( la Pilletière) Hériard André, Millet Roger, Goulet, Bagiault, Peltier, Ramauger Roger.   Troisième rang de gauche à droite Daniélo Robert, Gervais, Fourrault Claude, Ribet Claude, Courtin, Derouault Gérard, Brard Claude, Rioux Maxime, Davoine Pierre, Hériard Pierre, Aimé Albert ( la Bourgaudiére )

 

Mademoiselle Lecomte

 

 

          

  Raymond Ramaugé           Gaston Bellanger

         

Paul Renoult            Paul Liger

       

 René Chauvigné          Jean Paul Haton

         

    Cartereau            Robert Avenat

        

              Courtin                Chouanet " La pilletière "

        

André Hériard            Roger Millet

       

Goulet                Bagiau

         

 Pelletier               Roger Ramaugé

        

Claude Fourreau          Robert Daniélo

        

Jervais Claude              Courtin

        

  Gerard Derouault       Claude Brard

         

  Maxime Rioux           Pierre Davoine

        

  Hériard  Pierre         Aimé Albert " La Burgaudière "

 

Pour la petite histoire deux copains qui figurent sur cette photo faisaient tous les jours par tous les temps quatre kilomètres aller et retour Chauvigné René qui habitait à la limite de Verneil le Chétif, et Daniélo Robert qui était domicilié à " l'Eguillé ".  Le ramassage scolaire n'existait pas à cette époque et par les hivers rigoureux d'après Guerre le seul point où l'on pouvait se réchauffer était le gros poêle à bois qui se situait au milieu de chaque classe.  Toute une époque ! 

Nicole Piétrin dont le frère Jean Paul Haton se trouve sur la photo annonce que notre cher Gérard Derouauld est décédé le mois dernier, nous lui rendons hommage comme à ceux qui ne seraient plus.

 

Les souvenirs d'un écolier d'Aubigné-Racan

 1951-1952

 

 

Monsieur Rivière notre instituteur

 

Lorsque vous voyez cette photo, je n'ai pas le droit de ne rien dire sur cet homme qui fut notre instituteur. Monsieur RIvière fut un enseignant de son époque. L'amour de son métier, sa vigilance, voire sa sévérité, toujours orientée vers l'intérêt de l'enfant, donnaient toujours des résultats positifs. C'était Quelqu'un qui était foncièrement droit et honnête, qui n'avait qu'un seul but : la réussite de ses élèves. Son enseignement de l'histoire nous captivait. Si je suis devenu, malgré ma profession d'ajusteur, un passionné d'histoire, je pense que c'est un peu grâce à lui. Merci monsieur RIVIERE, vous avez été un excellent enseignant et un homme intègre.

 

Mes petits camarades

 

          

                            Marcel Delètang

         

 Lucien Lehoux                 Claude Ribet

          

Jean Paul Haton             Jean Daniélo

          

Claude Fourreau          Lucien Maillet

         

   Boussin              Paul Hérin

         

    Bardet                André Sache

       

      Guy Guichard               Alexandre Valin

Roger Bernard, 

décédé, honoré par la ville d'Aubigné-Racan,

le Stade de FootBall porte son nom

 

        

Gerard Derouault         Michel Roger

       

                       Chouanet

        

    Gaston Beaumont           Jean Paul Juigné

        

Moise Lebouc

 

 

La maison de mon enfance.

 
 
 

NON AU RACISME

 

 

C'était en septembre 1944, la région d'AUBIGNE avait été libérée depuis peu. Dans le quartier du "Haut Perrin" où j'habitais, nous regardions passer un interminable convoi de camions Américains qui se dirigeait vers le "Pont de Coeur" afin de rejoindre la route du Mans. Tous les habitants du quartier étaient présents pour regarder de près nos libérateurs.Que pouvions-nous offrir à nos amis ? Nous n'avions pas grand chose après quatre ans d'occupation. A un moment donné, le convoi sembla s'étirer un peu, une jeep en profita pour s'arrêter près de nous. Un immense soldat descendit du véhicule, avec un sourire "éclatant". IL accepta le petit verre de "gnôle" que mon Père lui offrit.Il serra une multitude de mains, en essayant de se faire comprendre. Pour l'enfant de six ans que j'étais à l'époque, je détaillais cet homme jeune, que tout le monde accueillait avec tant d'enthousiasme.

C'était un homme que je découvrais, et qui était tellement différent de nous. Il était "BLACK". Ce jeune Afro-américain, vêtu de l'uniforme de l'armée des ETATS UNIS était là, présent, venu risquer sa vie, pour nous aider à libérer notre pays, et à recouvrer notre liberté. Le soldat ouvrit la petite boite à gants qui se situait dans la jeep, à la droite du conducteur, sortit un paquet de "Camel "qu'il offrit aux hommes qui se trouvaient là, une petite boite de café moulu (quelle aubaine pour des personnes qui n'avaient connu que de la chicorée en guise de café pendant quatre ans), et m'offrit un paquet de chewing-gum. Il nous fit de nouveau un grand sourire, nous salua,et repartit,avec ses deux autres frères de couleurs qui étaient dans le véhicule. Il m'est arrivé, bien souvent, par la suite de penser à cet homme. Qu'était-il devenu? Il s'était dirigé vers l'est, le plus rapidement possible (la victoire finale n'attendait pas). Peut-être avait-il connu la tragédie de BASTOGNE la nuit de Noël 1944. Lorsque j'apprends,ou que je constate, que de nos jours, des athlètes se font insulter, humilier,uniquement pour la couleur de leur peau,comme cela s'est produit récemment lors de certains match de foot,je voudrais dire, avec un sentiment de honte, avec un cri de colère et de dégoût, que ces personnes, gorgés de bière, et de haine, qui insultent,devraient, si toutefois ils le peuvent,méditer un peu,que la société où nous sommes, est constituée de personnes qui ont des origines différentes et que, même aux plus hauts niveaux(culturels,sportifs etc..) la barrière raciale est à bannir,que si la couleur de peau est parfois différente,celle du sang,elle,est universelle. Pour notre mémoire, aux jeux olympiques de BERLIN en 1936, le chancelier Hitler quitta la tribune, pour ne pas avoir à serrer la main du super athlète Américain: JESS OWEN (quatre médailles d'or olympiques), parce que c'était un homme de couleur. Ce petit fils d'esclave noir, venait de ridiculiser ses concurrents "de pure race aryenne" envers qui le fûrher avait placé tous ses espoirs. Face à cette ignoble attitude, ce geste inadmissible fut révélé comme une affaire bénigne et superficielle. C'était l'époque de l'excès de tolérance, face à la montée d'une idéologie dangereuse et du " laissez faire". L'aboutissement tragique, nous l'avons connu quelques années plus tard. Je ne voudrais pas que mon texte apparaisse comme un récit à connotations passéistes, mais pour argumenter, je me sens obligé de me référer à notre histoire, qui est incontournable. Pour conclure, tous ces "gugusses", qui n'ont rien à faire dans les tribunes d'un stade, qui déshonorent l'esprit du sport, doivent être dénoncés,poursuivis et châtiés comme ils le méritent, car la haine raciale ne peut apporter que le déclin d'une société.

 

Claude Ribet.

 

 

 

Mon Père ...

 

 

Le fils du PUISATIER,

 

  Toutes les personnes de ma génération, qui ont passé leur enfance à la campagne, se souviennent de la corvée d'eau. A cette époque, pour faire la cuisine, boire, ou tout simplement avoir le nécessaire pour faire sa toilette, il n'y avait qu'un seul endroit où l'on pouvait aller:au puits, tout simplement. C'était un peu fastidieux, mais cela faisait partie d'une époque, celle d'avant la télé, des veillées, où le mot pollution était inconnu. A Aubigné-Racan, au tout début des années cinquante, deux grands projets audacieux furent à l'ordre du jour pour la commune: La construction d'un groupe scolaire pour les filles (la mixité n'existait pas à cette époque) La mise en place de l'adduction d'eau pour chaque foyer. Pour avoir une réserve d'eau suffisante, il fallait creuser un puits où il pourrait y avoir ce qu'il fallait pour  alimenter toute la commune sans problème. C'est à partir de cet instant que l'on fit appel à toi Papa, le puisatier du village. On fit venir un sourcier pour déterminer l'endroit où il fallait exécuter les travaux.

 

 

 

C'est vers BOSSE, que le chantier se fit, si je me souviens bien. A huit mètres de profondeur, ton dernier coup de pioche fit jaillir plusieurs sources avec un tel débit, que tu te fis remonter en catastrophe par Tonton ROGER (ROGER CORMIER mon oncle), avec qui tu étais associé. A l'annonce de la bonne nouvelle, les représentants de la commune rendirent visite aux valeureux puisatiers. Ils étaient tous présents: Monsieur MILLET le Maire de l'époque, ainsi que les conseillers municipaux: JEAN AUBIN, HENRI DEGOULLET, MARCEL BEAUMONT, MARCEL BAGIAULT etc, ... Quelques années plus tard, lorsque l'eau distribuée dans chaque foyer, devint quelque chose de banal, lorsque cette appréciable commodité fut à portée de main,je n'oubliais pas que tu avais participé activement à cet important  progrès à portée de tous. Je voudrais profiter  de ce récit rédigé en toute modestie et sans prétention, pour te rendre un hommage bien mérité à toi qui fut un Père remarquable et un homme d'une très grande probité. Je te revois encore partant très tôt au travail avec ta camionnette, pour exécuter ce travail que tu faisais à l'époque, manuellement. La mécanisation, n'était pas ce qu'elle est aujourd'hui. Ton "savoir faire", ta très grande connaissance du terrain, et tes qualités professionnelles étaient très appréciés dans la région. Elles allaient même au delà du département, puisque tu avais une clientèle assidue vers CHATEAU LA VALLIERE ET BAUGE. Parallèlement à ton métier que tu assumais avec rigueur et beaucoup de conscience professionnelle, tu étais un homme de convictions, qui ne tolérait pas l'injustice. Tu avais souffert  toute ta vie de ne pas avoir été à l'école suffisamment. Lorsque ton grand frère, plus âgé que toi, (l'oncle ARMAND), qui était soutien de famille, partit à la guerre de 1914,tu avais dix ans,et tu fus placé dans une grande ferme près du MANS , avec ta sœur (tante GERMAINE) qui était deux ans plus âgée que toi. Ton savoir, tu l'avais obtenu par toi - même. TU étais un authentique autodidacte. Ce manque de connaissance t'avait fait un défenseur inconditionnel de l'école publique. Tu étais un laïque" pur et dure». Tu étais également très intransigeant pour nos résultats scolaires. Rappelles-toi le jour où j'avais présenté ce carnet mensuel avec des notes décevantes. Tu me fixas avec ton regard profond, et me donna une gifle bien méritée en me disant:"tu apprendras, que le manque d'instruction est aussi grave que le manque de pain" Pour le gamin que j'étais à l'époque, je n'avais pas bien compris cet accès de sévérité venant de toi. Ce ne fut que par la suite, beaucoup plus tard, dans la vie de tous les jours, et dans le monde du travail, que je pus analyser le sens profond de ce que tu m'avais dit. Tu étais un laïque, et aussi parallèlement à ton engagement politique,tu appartenais à " la libre pensée ", ce qui ne t'empêchait pas d'avoir des liens de sympathie avec notre curé de l'époque: l'abbé BENNEVEAU, qui était un homme bon et intelligent. Je me souviens d'une conversation dont je fus témoin, cet homme t'avait dit "Monsieur RIBET, nous n'avons pas emprunté le même chemin, mais vous, vous êtes  un juste "Quel compliment venant de la part de cet homme!!! Puis un jour de mars 1963, fatigué par ton travail qui te semblait de plus en plus pénible, tu nous as quitté subitement. Je ne peux que te remercier pour ces valeurs qui étaient les tiennes et que tu as su nous transmettre: L'amour du travail bien fait et le Combat contre l'injustice. Tout comme toi, j'ai combattu en tant que délégué du personnel dans une PME où je suis resté dix sept ans. Dans une société où l'hypocrisie est omniprésente, mes responsabilités m'ont porté préjudice mais je ne regrette rien... Pour te prouver que je ne t'ai pas oublié, je joins à mon texte ces deux photos de toi qui étaient dans mon portefeuille depuis plus de cinquante ans. François MITTERRAND avait dit, et il avait raison,"on ne peux pas nationaliser une conscience". Il y aura toujours ceux qui croient au ciel, et ceux qui n'y croient pas. Toi qui étais libre penseur, ne soyons pas sectaires, imagine un peu que nos amis croyants détiennent la vérité, que dois-tu penser de cette situation actuelle, avec tous ces requins de la finance, qui pillent, volent, magouillent en toute impunité. Je te représente un petit instant près de moi, discutant et argumentant comme tu savais si bien le faire, accompagné de ton accent sarthois qui ne t'avait jamais quitté. Toi Le PERE, ton argent, c'était quelque chose d'honnêtement gagné, arraché à la force des bras, que tu allais chercher bien loin, à dix, vingt, trente voire quarante mètres de profondeur, comme ce puits que tu avais creusé dans cette ferme de La chapelle aux choux en 1955 l'année où je suis parti pour PARIS à l'âge de dix sept ans pour exercer mon métier d'ajusteur. Même si certaines de tes convictions, furent remises en cause par la suite, tu possédais la vérité sur le fond. Face aux vicissitudes, aux injustices et inégalités de la vie, deux choses comptent:le combat et L'ESPOIR. Je pense que je vais arrêter là mon récit.

 

 

 Lorsque l'on regarde la photo prise il y a un an de tes arrières petits enfants, MATHILDE, HUGO et LOUISE, je voudrais te faire remarquer que LOUISE, à gauche de la photo, est  la copie conforme de son arrière grand-père. Même regard, même visage et surtout même caractère. C'est une bonne continuité non !!!  Donc je termine, mais je ne te dis pas adieu, tout simplement au revoir.

 

 

 

J'ai oublié de te dire  

 

Avant ma naissance en juillet 1936, lorsque les évènements d'Espagne commencèrent,suite au coup de force de franco, toi le Père, tu fus spontanément un ardent défenseur de la REPUBLIQUE ESPAGNOLE. MAMAN et toi, vous étiez solidaires, pour défendre les valeurs démocratiques de ce pays. Vous faisiez partie des personnes qui pensaient, que si le fascisme sortait vainqueur de ce conflit, la "peste brune" s'étendrait à toute l'EUROPE. La suite tragique des évènements devait vous donner raison. En avril 1939, lorsque, cette famille de réfugiés politiques, Monsieur et Madame GONZALES arriva à AUBIGNE, c'est toi, et mon oncle, ROGER CORMIER, qui leurs vinrent en aide, en  leurs trouvant un refuge de deux pièces dans une petite maison vers la 'DOMAINERIE" et en leurs procurant un lit, une armoire et le nécessaire pour vivre, ces pauvres personnes étaient démunies de tout. Vous n'étiez pas riches pourtant, mais vous possédiez la richesse du coeur. Leur fille, DOLORES avait mon âge. Pendant la guerre, tu fis partie d'un réseau de Résistance, avec le cousin LOUIS  DUBOIS, (le fils de ta soeur Tante GERMAINE). Dénoncés par des ignobles délateurs,vers la fin de la guerre, Ce fut le Brigadier de gendarmerie RACROIS, qui vint in extremis en prenant tous les risques, pour te dire qu'il fallait te cacher, et que, la gestapo, pouvait t'arrêter d'un moment à l'autre. Contrairement à ce qu'il fut dit, la police française de l'époque n'était pas entièrement pétainiste, et il y avait parmi elle de nombreux patriotes. Louis, qui avait vingt ans, fut arrêté. Torturé pendant une semaine, il ne parla pas. Il fut interné au camp de Dachau, d'où il revint par miracle, rescapé en 1945, dans un triste état (40 kg pour 1,82 m ) La famille Gonzales quitta AUBIGNE un peu après la guerre, et toi DOLORES, qui était devenue ma petite copine d'enfance, lorsque tu venais me voir à HAUT  PERRIN , tu avais sept ans à l'époque,, peu avant que tes parents quittent la commune, tu me disais,lorsque nous jouions " je ne peux pas retourner chez moi franco nous fusillerait ". Tu avais été marquée si jeune, tu avais sept ans. J'espère vivement que tu es encore parmi nous, tu es sans doute GRAND' MERE. Si un jour,  tu as la possibilité de prendre connaissance de mon récit, je suis certain que tu te reconnaîtras ...

 

Auguste Ribet, le puisatier, repose au cimetière

d'Aubigné -Racan, Sarthe.

 

 

 Claude Ribet.

 

 

 


jean ferrat - tu aurais pu vivre
envoyé par Patlesarthois
 
 

Un rêve devenu réalité,

Tout comme ces millions de personnes , "imprégnées " d'humanisme et de justice , j'ai suivi , non sans émotion , l'investiture du nouveau Président Américain . Le grand MARTIN LUTHER KING avait déclaré un jour : " J'ai fait un rêve , où les hommes de bonne volonté , bousculeront tous les tabous , afin que chaque être humain , dans notre pays et dans le monde puisse avoir les mêmes droits , sans rejets et discriminations , quelles que soient les origines ethniques , raciales , ou philosophiques .Ce rêve vient de se réaliser à l'aube de notre vingt et unième siècle . Le pays d ' ANGELA DAVIS , de ces immenses artistes que sont LOUIS ARMSTRONG , ELLA FITZGERALD , de LIONEL HAMPTON etc. Le pays de l'oncle TOM et de ROSA PARKS , cette courageuse femme noire , qui fut emprisonnée pour avoir osé refuser de céder sa place à un homme blanc dans un autobus de DETROIT , c'était en 1955. Que de chemin parcouru , quel progrès et quels bonheur et satisfaction pour des millions de personnes comme moi qui se sont toujours mis en travers des idéaux xénophobes et racistes . Je me souviens encore aujourd'hui , à la fin de la guerre en 1944 , lorsque , dans mon village , nous voyions passer des camions de soldats américains , pour l'enfant de six ans que j'étais à l'époque , j'avais demandé à mon Père : " Pourquoi nos amis américains sont-ils toujours séparés , alors qu'ils sont du même pays ? " Mon Père m'avait répondu : " tu es encore trop petit pour comprendre , un jour , tu te rendras compte de cette injustice " Bravo Monsieur OBAMA , malgré vos origines et votre couleur de peau , vous avez réussi à accéder à ce poste suprême , grâce à vos immenses compétences , et au soutien des millions de démocrates et progressistes qui croient en vous . Nous espérons que vous combattrez l'injustice comme vous l'avez promis et que vous serez un artisan influent pour la PAIX .

Bonne chance Monsieur OBAMA , et ne nous décevez pas .


Claude Ribet

 

Il était une fois Madame ALTO ....



L'amour et la vie, sont les plus belles choses au monde, elles sont indissociables l'une de l'autre. C'est pour vous que j'écris ces quelques lignes, Madame ALTO, vous qui avez exercé pendant des décennies cette noble profession de sage femme, à une époque déjà lointaine dans notre région du sud de la Sarthe. Vous étiez domiciliée à VAAS,mais vous n'hésitiez pas à vous déplacer spontanément, lorsqu'il le fallait, vers AUBIGNE, SAINT GERMAIN D'ARCE, VERNEIL ect..., afin d'aider à mettre au monde le bébé qui demandait à venir vers la vie. Votre métier était un véritable sacerdoce, vos compétences, votre dévouement hors du commun étaient très appréciés dans la région. Lorsqu'une future Maman se trouvait en fin de grossesse,elle recommandait à son entourage, de vous contacter le moment venu. Chez vous, la cupidité et la vénalité étaient inconnues.

Le dévouement sans faille, l'altruisme et l'abnégation étaient vos qualités essentielles. Il n'existait aucune différence entre le milieu aisé ou pauvre où vous exerciez votre profession. La qualité du service était la même. Lorsque vous arriviez dans un foyer,où à cette époque,le confort était différent de ce qu'il est aujourd'hui, vous passiez parfois plusieurs heures près de la personne qui donnait la vie. Lorsque,dans les conditions de vie et d'hygiène de cette époque, on entendait le premier cri du petit être qui venait de naître,

vous regardiez la Maman avec cette éternelle douceur qui vous caractérisait, en lui disant: "Félicitations, c'est un gros garçon ou une belle petite fille"

Après vous êtes acquittée de votre tâche,vous recommandiez à la Maman d'être prudente,et que vous lui rendriez visite dès que possible, ce que vous n'oubliez jamais de faire. Vous étiez en plus de vos immenses qualités humaines,une personne de parole. Pendant la guerre, votre Mari, combattant anti faciste de la première heure, fut arrêté et interné dans un camp de déportation, d'où il ne revint pas. Bien que très affectée psychologiquement, vous continuiez votre profession avec le même courage. Vous vous déplaciez avec les moyens de transport de l'époque. Lorsque,par une journée d'hiver,(où le froid était très rigoureux) vous quittiez votre patiente,vous vous assuriez toujours que le point de chauffage (cuisinière à bois ou cheminée) soit activé,afin que la Maman et le bébé puissent se reposer avec une température acceptable. Quel beau geste d'humanisme !!!

Je me souviens, à la fin des années cinquante, date à laquelle vous avez dû cesser votre activité, vous vous déplaciez avec une quatre chevaux Renault (voiture en vogue à l'époque) La Municipalité de VAAS décida un jour (et c'est tout à son honneur) de perpétuer votre souvenir. Une rue de cette commune fut baptisée "rue GERMAINE ALTO, Hommage bien mérité.

Vous qui prenez connaissance de ces quelques lignes, si un jour vous veniez à passer dans cette belle petite ville de VAAS, prenez le temps de vous arrêter devant cette plaque commémorative. Que vous soyez laïques ou croyants, recueillez-vous en vous rappelant que cette femme, de petite taille, fut dans son temps une très grande DAME. A notre époque actuelle, celle de l'argent roi, de l'affairisme, où les combines et la malhonnêteté sont souvent omniprésentes, il est bon de se rappeler de temps à autre, que certaines personnes comme Madame ALTO, ont, par leur humanisme et leur très grande probité, contribué à l'honneur de notre région.


Claude Ribet

 

 

Robert Danié



Article ajouté le 2008-04-05 , consulté 6296 fois

Commentaires


Ribet Claude le 13/12/2007 à 10:18:23
Patrick,

Merci pour cette nouvelle page,j’avais déjà eu l’heureuse
surprise d’avoir des nouvelles de quelques copains qui se
sont reconnus et qui m’ont laissé un commentaire.
Cela fait plaisir,Guy Guichard qui figure sur la photo de groupe
de l’année 1951/1952 m’a contacté au téléphone où nous avons
conversé pendant plus de trois quarts d’heure.
Nous nous étions perdus de vue depuis ….1952!!!
Tout cela c’est grâce à vous Patrick et aux bienfaits de l’informatique.
Cordialement.
Claude Ribet


Guy Guichard le 13/12/2007 à 10:18:50
Merci beaucoup pour ce livre d’or.Nous revivons notre enfance.
J’ai reconnu un inconnu désigné en bas à gauche (photo individuelle) je crois reconnaître goulet marcel qui habitait au Colombier.D’autre part, une photo individuelle désignant un Gervais, serait certainement Claude Jervais (avec un J) né en 1938, qui habite actuellement au Mans près de chez nous. Pour Deletang marcel, son prénom est michel il habite également au Mans. Tu peux me joindre sur mon portable au 06-09-37-16-11. Bien amicalement.


Jean-Paul Haton le 13/12/2007 à 10:19:22
Claude, maintenant que tu as mes coordonnées, j’espère te retrouver bientôt.
Que de souvenirs en commun, à bientôt B25 !
JPH.


Michèle site : raymichemin.canalblog.com | le 25/03/2008 à 16:30:06
Monsieur Rivière (excellent instituteur) nous rappelait chaque jour ce qu'était un pays Républicain et démocratique, et que nous avions de la chance de connaître ce système (de très loin le meilleur) ...je m'arrête sur cette phrase si importante .

1946 année de ma naissance

1944 déjà des "Blacks" il ne faut pas l'oublier , c'est un superbe récit que je viens de lire, tout un passé qui revit , et qui n'est pas si lointain, des êtres vont se retrouver je l'espère.

Merci à Pat *
Danny site : daninette.canalblog;com | le 25/03/2008 à 16:49:02
Dieu que le temps passe vite...
Et que les humains ont du mal à "comprendre" leur égalité...
J P Nerbusson le 31/03/2008 à 22:56:42
Que de nostalgie dans tout cela !
Toutes ces grandes personnes sans doute toutes retraitées aujourd’hui qui se rappelle avec ferveur leurs tendres enfance sous la houlette toujours sérieuse et attentive de leurs instituteurs.
On ne dit si Claude Ribet qui m’a fait connaître votre village était un enfant sage ?
Amitiés a vous tous.

Alain Barreau le 24/04/2008 à 09:16:32
Je n'ai pas connu ce monsieur Rivière mais j'ai connu Claude beaucoup plus tard. Je peux témoigner que son enseignement a porté tous ses fruits car jusqu'à sa retraite claude a toujours été épris de justice et n'hésitait jamais à rappeler aux plus jeunes l'héritage que nous devions à nos ainés.
Bravo Claude pour ce témoignage
michel blanchard le 17/09/2008 à 16:39:07
merci Claude de ce moment de bonheur que tu nous fais partager, je ne connais pas ton village mais tu m'as fait revivre les souvenirs de mon enfance. je pense que tu as plein d'autres souvenirs à nous raconter fait nous en profiter.
Michel
fabienne le 22/09/2008 à 20:19:52
Le racisme est universel comme je te l'ai dit Tonton,il relève plus de la bêtise qu'autre chose et il ne concerne pas que la couleur de la peau...
Yves COPPENS a dit qu'à l'aube de sa vie le premier homme était noir et qu'au gré des mutations génétiques il est devenu jaune ou blanc...bref il s'est aussi adapté à son environnement.Il a eu cette phrase merveilleuse" nous autres blancs ne sommes que des noirs décolorés"...
Il n'y a pas de race, il y a le genre homo sapiens, enfin sapiens quand il le veut bien ...mais pas toujours...
Il faut être vigilant , ne pas se laisser envahir par la haine , ne pas oublier non plus ce que les traces de l'esclavage ont gravé dans la mémoire des noirs(et non, noir ce n'est pas un gros mot)un sentiment de rancune à l'égards des blancs(ce que je comprends parfaitement)que Juifs Chrétiens et Musulmans se réfèrent au même LIVRE, qu'ils prient le même DIEU ce qui ne les empêchent pas de se taper allègrement dessus
Que les Chinois et les japonnais qui pourtant ont les yeux bridés se vouent une haine farouche ...
Racisme ou bêtise....Je dirais que la bêtiste fait partie de notre patrimoine génétique, que ce vieux caractère atavique est plus prononcé chez certains, mais que malgré tout on peut toujours s'améliorer, ne pas oublier que,DIEU, malheureusement ,ne nous a pas créé à son image ce qui ne serait pas flatteur pour lui...
Je crois sincèrement que l'homme est capable du meilleur comme du pire ...Soyons tolérants mais n'oublions pas que nous ne sommes pas aussi parfaits que nous le voudrions.....
Tu me pardonneras les fautes d'orthographe..c'est vraiment trop long à relire...
FABIENNE


Ribet Claude le 25/09/2008 à 15:21:56
Merci FABIENNE pour ce commentaire sympa.
Tes grands- parents RIBET que tu as connus,étaient des personnes imbibées de justice.
Il m'ont laissé cette valeur en héritage.
C'est pourquoi,lorsque je peux dénoncer certains faits que je juge intolérables,je ne me gêne pas pour le faire.
Je vois que tu es toujours aussi bavarde (ce n'est pas un reproche).
Bise à toi ainsi qu'à ta petite famille.
Tonton Claude
fabienne le 15/10/2008 à 21:50:05
Il estimportant pour nous tous,qu'il reste encore quelques conteurs comme toi, pas seulement pour évoquer avec nostalgie ctte période qu'est l'enfance et tout ce qui si rattache..
Nous sommes "presqu'encore jeunes" puisque nés après la guerre, n'avons d'elle que les souvenirs racontés par nos parents et malheureusement encore, les images des JT viennent nous rappeler que cette dernière est un fléau ancré dans les racines de l'humanité.
Je sais que mon Grand-père maternel était un résistant, dénoncé par une personne du village il n'a du sa survie qu'aux gendarmes qui sont venus le prévenir,Maman m'avait explqué qu'il etait parti se réfugier en Normandie et qu'il travaillait dans un chantier avec les allemands et non pas pour(il ne pouvait pas mieux être informé...)il rentrait parfois la nuit à Aubigné en cachette pour serrer dans ses bras sa femme et ses enfants.
Son fils DANIEL RIBET était le plus jeune FFI DE france, quand à mon Père ANDRE KERCRET, il a été reconnu pour être le plus jeune saboteur du Morbihan.
Comment ne pas être fière de ses origines.
Ma famille m'a transmis ces valeurs là, celles que nous ne nous devons de trasmettre à nos enfants afin qu'ils sachent que si le premier lieu de socialisation est l'école, ils doivent à l'heure actuelle être suffisament informés du passé pour mieux aborder le présent et ne pas ceder un pouce à l'intégrisme, l'école et tu as raison doit rester laïque, elle doit être un lieu de tolérance et d'échange et non pas un lieu de violence, d'irrespect et de racisme,le métissage des êtres et des cultures y contribuera t'il peut être.,nous l'esperons tous...
Merci d'être comme tu es et surtout ne change pas..
PS :non, tu ne fais vraiment pas ton age...encore 50 ans et tu enregistres un disque...
BISES... TA NIECE...FABIENNE KERCRET
Michèle site : raymichemin.canalblog.com | le 16/10/2008 à 12:22:03
Fabuleux
Souvenirs, souvenirs
Quel plaisir par ces photos de faire un retour sur un passé chargé d'émotions

J'ai BEAUCOUP aimé

Bises à tous
Ribet Claude le 23/10/2008 à 15:28:41
Pour le jeune internaute,qui prend connaissance de ma
page,je comprends que mon récit puisse apparaitre comme
quelque chose de désuet et vieillot.
Les plus jeunes générations remplacent les plus anciennes,c'est normal,et notre façon de voir est souvent différente,cela fait partie de l'évolution.
j'ai voulu démontrer,par ce petit travail de mémoire,
que,malgré tout,si le progrès est quelque chose d'évident,les valeurs essentielles,au fil des années
doivent rester les mêmes.
Claude
paulette site : paulettelaunay.neuf.fr/ | le 14/11/2008 à 00:17:07
Votre ouvrage m'a impressionnée et émue, je suis aussi contre le rassisme également .Vos images sont très parlantes
J'ai fait aussi une ébauche de mémoire de petite fille ences années là,pas terminé il reste des souvenirs à ajouter
ribet pascal le 27/11/2008 à 20:28:16
tres belle page de memoires,quelle reste dans la famille et en esperant que l'on soit capable de faire la meme chose pour les generations qui suive merci pascal la 4 generation de puisatier de la famille
Patlesarthois site : patlesarthois.blogs-handicap.com/ | le 28/11/2008 à 08:57:51
Pascal,
L'ami Claude Ribet votre oncle, est un homme sensible, à l'esprit de camaraderie, à l'équité, à la justice, et son devoir de mémoire qui manie la croyance pure à l'intégrité la plus morale, la plus exigeante, est pour moi la certitude qu'il existera toujours des hommes digne du droit d'aimer et de dénoncer l'inommable.

Pat ...***
Jean-Claude Colinot le 03/12/2008 à 10:03:23
A la lecture de ton témoignage décrivant les différentes périodes de ta vie,l'homme que tu es rejaillit comme une évidence au regard de toutes ces années professionnelles passées ensemble.
Ta scolarité encadrée par des enseignants remarquables,ton pére:ce "Sacré Bonhomme" épris de valeurs humaines et sociales,de justice et d'honneteté,habité d'un courage exemplaire dans son métier et dans ses engagements,toutes ces personnes qui ont jalonné ton existence dés ton enfance,ont façonné ta vie et eveillé trés tot une conscience politique qui est restée chez toi indéfectible.
Si je peux encore une fois me permettre de te rassurer "mon Glaude"je dois te dire que tu as su etre et rester le digne héritier de ton papa.
Moi,je suis fier encore aujourd'hui d'avoir pu conserver ton amitié.
lebouc le 05/01/2009 à 10:45:21
Bonjour Monsieur,
Je ne suis pas un ancien élève d'Aubigné Racan mais mon père a été à l'école d'Aubigné. Il ne s'appellait pas Raymond LEBOUC mais Moïse LEBOUC. C'est la classe 1951 - 1952. De plus Pierre DAVOINE est un cousin de ma mère et Claude BRARD était mon oncle (il est décédé). Par contre je voudrais savoir si dans l'année 1945 - 1946 Le garçon dont le nom est CARTEREAU son prénom n'est pas Jean-claude (l'ancien garde-champêtre)?.
De plus je recherche une photo de la Mairie d'aubigné, mais avec une vue sur la droite, car ma grand-mère habitait à côté de la mairie (elle a été détruite il y a quelques années), je voudrais faire plaisir à ma maman, pour qu'elle ait un souvenir de sa maison d'enfance. J'attends vos réponses avec impatience et votre blog est super. Ma maman l'a vue, mais dommage qu'il n'y ait pas de blog de classe de fille. Mais merci beaucoup et à bientôt.
Gilles LEBOUC
Jean-François Cousineau le 06/01/2009 à 12:50:15
Bravo Claude ! C'est vraiment du super boulot que tu as fait là pour préserver et fair revivre un peu de la mémoire familiale. Je suis certes un peu éloigné de la branche Rivet, puisque je ne m'y rattache qu'indirectement par le biais de ta femme Evelyne (branche LEDON), ma mère, Ghislaine, étant une LEDON, mais je trouve ta démarche très intéressante et complémentaire des recherches généalogiques que j'ai entamées (et que je ne poursuis malheureusement que par à coups en fonction de mes moments de libre...)
Un grand merci à toi pour ce travail de qualité !
Ribet Christophe site : ribet.christophe.over-blog.com/ | le 19/05/2009 à 16:36:54
Je n'ai qu'une chose à dire ça m'a tiré les larmes ........., pas ces larmes empreintes de regrets mais les larmes de quelqu'un qui découvre un pan de son passé et de son présent avec les cousin(es)

Comme tous et toutes qui on visités cette page, je te remercie pour ce travail de mémoire

Un grands bonjour à tous ceux qui visiteront cette page et de grosses bises à toute la famille

Christophe
Ribet Claude le 21/05/2009 à 18:27:40
Que mes neveux et nièces,petits neveux et petites
nièces soient sensibilisés par ce travail de mémoire,
est pour moi la plus belle récompense.
Je suis certain maintenant que ces quelques lignes
resteront dans la famille.
Merci Christophe,tes arrières grands-parents étaient
des personnes très bien et très estimées à Aubigné.
C'est ce qui m'a incité à rédiger ce texte.
Une bise à toute la famille.
Tonton Claude
La Michèle site : raymichemin.canalblog.com | le 10/08/2009 à 14:45:50
Claude
Thérèse
vous êtes du pays
un pays que j'ai pris plaisir à connaître et un bonheur a vu le jour quand j'ai rencontré Pat et sa fouine à Ars .

nous vivons
c'est désespérant
c'est ignoble ,c'est scandaleux, dans un monde de CHAROGNARDS qui n'ont aucun scrupule à l'usurpation !!

et chez ces gens là, qui se disent être du "beau monde" le respect, la droiture ne sont que de vains mots...

dommage que la guillotine ne soit plus d'actualité, toutes ces têtes charognes tomberaient et pourraient servir de trophée (çà rime avec Aubigné) !

si je puis me permettre Pat:
remember...


"la Michèle aime pas les zarabs"

elle n'aime pas non plus les connards blancs et faussaires !

et elle crie haut et fort "la Michèle aime les zarabs, les hommes vrais"



claude ribet le 15/08/2009 à 19:34:05
Cinq milles visites !!!
Je n'en espèrais pas tant sur cette page de souvenirs. L'enfance, l'école,un arrêt sur le milieu familial, et certaines valeurs que je présente,qui pour moi sont incontournables,et que je défendrai jusqu'au bout. Merci à vous PATRICK qui m'avez permis grâce à votre blog d'une très grande qualité, de faire paraitre ces quelques lignes, qui je le répète sont rédigées dans la plus totale authenticité. J'ai eu la satisfaction de pouvoir recommuniquer avec certains copains d'enfance: Guy Guichard,Jean-Paul Haton,Lucien Lehoux, Robert Daniélo, Moïse Lebouc.
J'ai pu trouver également certains commentaires sympas venant de ma famille, et aussi de personnes que je ne connaissais pas. Même à mon âge ,on garde toujours une petite part de son enfance au fond de soi. En espèrant que PATRICK retrouvera sa magnifique création,(que certains lui ont usurpée) dans sa totalité.
Merci à vous tous,qui avez pris le temps de visiter ma page.

Claude.
Cousin de Pat le 22/08/2009 à 15:14:01
Bonjour à tous, en particulier à Mr Ribet Claude!

Que dire de vous Mr Ribet, que pensez de vos écrits?
Je répondrais ceci La nostalgie et le sens moral qui ce dégage de vos écrit ne peu que nous donner espoir dans la nature humaine!

Votre récit sur l'école de votre jeunesse me rappela quelques souvenirs. La marche à pieds de 2km, le porte plume et sa plume sergent major ( qui servait quelque fois de lance )le remplissage des encriers en porcelaine blanche, cette odeur si particulière de parquet qui embaumaient l'air ..........! Oui que de nostalgie!

Pour ce qui est de vos commentaires sur le racisme, et l'importance de la laïcité, je ne peux qu'être en total accord avec votre mode de pensée!
Et, je remarque l'attention toute particulière que vous apportez à la nécessité d'être vigilant sur la laïcité.
Un plébiscite en faveur de la laïcité si élogieux et formulé de si fort belle manière. Et cela par le biais d'un témoignage émouvant sur la vie de votre père.

Cependant, de même qu'a l'époque de Daladier et Chamberlain, nous refusons encore de voir se qui se trame dans notre pays.

Effectivement vous avez raison, une certaine idée de la laïcité nous a permis de vivre en "presque" bonne entente et cela malgré la difficulté de faire coexister un Breton, un Alsacien, ou Auvergnat sur un même sol. Je ne parle pas des Corses,Parisien et consorts ............! Rien contre vous les gas !!!!
Faut faire gaffe on sait jamais ! Bref de plaisanteries.

Oui, cette idée de pouvoir vivre en toute liberté de penser et en pratiquant sa religion ou pas, est bien une pensée Française qui fut produite par le siècle des lumière, certe imparfaite. Mais au moins elle a le mérite d'avoir été pensé et appliqué.
J'ai bien peur de part la lâcheté des hommes et femmes polytiques que notre laïcité soit battu en brèche.
Personnellement, je ne vois pas comment nous allons cohabiter tous ensemble vu le défit que relève les nouveaux mouvement de population et d'immigration. Car nous en sommes qu'au débit!
Alors, sur quoi s'appuyer pour un nouveau vivre ensemble?
Mr Ribet vous défendez la laïcité, mais est-ce vraiment une pensée ringarde pour les jeunes .
De par vos écrits vous êtes le produit de cette pensé laïque , pensé toute laïque ( j'ai bien compris que vous n'êtes pas un adepte de la soutane )ou l'homme à sa place. Et je pense que votre message et ce témoignage sur ce blog nous pousse à la réflection sur notre façon de considérer les sacrifices que nos ancêtres ont pu consentir pour que nous vivions dans un pays qui est relativement stable, et surtout laïque.

Le rappel que vous nous faites est des plus opportun, et cela doit transcender les générations.

Non Mr Ribet ce n'est pas ringard de rappeler les principes qui ont fondés la France, la laïcité, la libre pensée ............!

Non Mr Ribet ce n'est pas ringard de rappeler aux jeunes et moins jeune les sacrifices des anciens, souvent de modeste gens de part les richesses matérielles.
Cependant, riche en actions altruiste et non tapageuses comme certains aiment les faire!
Non personnellement je ne trouve pas difficile de comprendre les principes élémentaire que vous avez transcrit sur ce blog sous la forme de situation vécus.

Je ne sais pas si vous serez d'accord avec moi mais, j'espère que nous avons encore quelque HUSSARD NOIR comme Monsieur Rivière pour former nos tête blondes et moins blonde , cheveux crépus ou pas!
Car demain ce sont-eux qui conduiront la France! Et la laïcité sera et devra être leur ciment! Si non la maison France sera telle la première pyramide du pharaon Zoser construite en brique non cuite. Certe nous savons qu'elle fut construite mais ces matériaux n'ont pas résisté aux temps.
Par contre celles de Giseh "nous contemple encore" !!!
Dans 4 milles ans je ne sais pas si la France existera toujours mais j'espère que l'idée de la laïcité ne ressemblera pas à la pyramide du pharaon Zoser

Merci pour votre témoignage.

Salutations à vous, le cousin

PS: pour les fautes vous avez ma permission pour les corriger! Je vous explique même pas les coups de triques que le Hussard de la république m'a infligé pour être meilleur en ortografe ( orthographe)
Cordialement








Michèle site : raymichemin.canalblog.com | le 02/09/2009 à 10:03:13
Claude,
merci pour ce petit rappel à l'ordre
cela me change les idées
bel hommage à Madame Alto
oui un sacerdoce hors du commun
moi
je suis née dans la petite chambre de mes parents
au dessus de la boucherie de Lapte (43) 8 juin 1946
mais c'était un docteur qui venait d'Yssingeaux (43)

maman aujourd'hui n'est plus
il est difficile d'admettre et de réaliser que je reste l'unique descendante de la famille DESSARD

pour mon baptème en juillet il gelait à "pierre fendre"
les temps étaient durs
mais la vie était belle

mon clocher de Lapte est célèbre

mimi la payse
mimi laptoise
Claude merci d'être là
Je vous embrasse

Poster un commentaire





http://





Merci de recopier le nombre présent à gauche dans la case de texte ci-dessous ( Pourquoi ? )





Liens

Voir les articles de la catégorie " Les souvenirs d’un écolier d’Aubigné-Racan 1945-1946 "

Imprimer cet article

Retour aux articles

Recommander ce blog | Contacter l'auteur | Reporter un abus | S'abonner au blog Flux RSS du blog | Espace de gestion